● Étude de cas · Défense
VANTAGE
Une seule image du terrain, de la section à la brigade. Un système de commandement et de contrôle pour les forces terrestres. Il fusionne toutes les sources du champ de bataille en une seule image, où chaque information dit d’où elle vient, puis donne à chaque échelon son propre écran. J’ai conçu la marque, la tablette, le laptop du poste de commandement, le mur de brigade, le nœud de calcul qui les fait tourner, et cinq scénarios animés construits en code.
- Client
- Projet personnel
- Rôle
- Product design, marque, concept de design industriel, développement front-end
- Surfaces
- Tablette de section, laptop de compagnie, mur de brigade, VANTAGE Node
- Théâtres
- NORTH-3, SAND-7, BALTIC-4, ARGONNE-1
- Stack
- HTML, Canvas, SVG, WebAudio, terrain généré
- Années
- 2026
- Statut
- Concept, conçu et codé
Ce que c’est
Cinquante sources. Une image.
Un poste de commandement reçoit des radars, des drones, des capteurs acoustiques, des véhicules et des groupes. Chacun remonte avec son propre délai, son propre format et sa propre fiabilité. VANTAGE les fusionne en une seule image du terrain, et chaque symbole de cette image dit d’où il vient et quel âge il a.
La même image part ensuite vers chaque échelon, mise en forme pour celui qui la lit : le chef de section sur une tablette durcie, le commandant de compagnie sur un laptop au poste de commandement, l’état-major de brigade sur un mur d’écrans. VANTAGE est un produit fictif. Les unités, les lieux et les données sont inventés ; la doctrine, la symbologie et les contraintes sont réelles.
Ce que VANTAGE ne fait pas
- 01Pas de ciblage
- 02Aucune décision seul
- 03Aucune fausse certitude
- 04Aucune dépendance au cloud
- 05Aucune copie nationale
En chiffres
Identité de marque
The high ground, shared.
Le signe est un bassin de visibilité : tout ce qu’on voit depuis un point. 120 lignes de vue, une tous les 3 degrés, coupées par le relief dans chaque direction et fermées par l’horizon. Comme il est généré à partir des données d’altitude, chaque théâtre a sa variante ; le cercle, le point et le logotype ne bougent jamais.
La terre, la neige et le métal portent la marque : noir, graphite, pierre, sable, os. Un seul orange signal par double page, jamais en fond. Du grain toujours, des dégradés jamais plats, et les lignes de vue ne traversent jamais les mots.






Univers de marque
Montrer les sources. Lumière réelle, aucun insigne.
L’image montre ce qui nourrit la situation et qui la lit : radars, mâts, drones, véhicules, tablettes, et les personnes qui s’en servent. Chaque source est son propre point de vue, et ses lignes de vue sont tracées sur la photographie. La retenue plutôt que le spectacle.






Les missions
Cinq missions, un écran à la fois.
La section, sur tablette
Ce qui mérite de m’interrompre maintenant.
Avant l’aube, en mode nuit : un écran atténué et chaud, sans aucune surface claire qui trahirait la position. Les lignes de vue de la section partent de sa position et s’arrêtent là où le relief les coupe. Le terrain qu’elle ne voit pas reste vide, et c’est là qu’une piste radar apparaît.
La piste devient un blindé ennemi à 1,3 km, toujours hors de vue de la section. Au-dessus du symbole, un segment d’arc par source indépendante. Tout le reste s’efface, la tablette vibre, et la décision monte sous le pouce : trois cibles de 112 px. Puis l’IA propose, en sable pointillé et avec ses raisons, de fusionner une piste acoustique avec elle. Le chef de section décide.
Quand la liaison tombe
La tablette continue seule.
Le convoi perd la liaison avec la compagnie. Le bandeau le dit clairement, avec un compteur, et liste ce qui fonctionne encore : GPS, carte locale, radio de section. Les pistes ennemies vieillissent sous vos yeux et deviennent des zones d’incertitude qui grandissent avec le temps.
Quand l’itinéraire traverse une de ces zones, VANTAGE ne décide pas à la place du chef. Il montre le risque et propose trois options. Le contournement se dessine en couleur d’ordre, trait plein et flèche. La liaison revient, les envois en attente partent.
La compagnie, sur un laptop durci
La cyberdéfense en clair.
Une piste drone saute de 1,8 km en deux secondes, deux sections perdent la liaison, une position amie apparaît à 3,2 km de là où sa radio la situe. Chaque anomalie entre dans un journal, et le système ne déplace jamais une unité amie sur un signal douteux.
À partir des liaisons perdues, VANTAGE déduit où se trouve le brouilleur, puis calcule ses lignes de vue sur le relief. Le terrain qui lui est exposé apparaît en rouge : deux sections sont dedans, les deux autres sont à couvert. Un signal douteux devient une information sur laquelle le capitaine peut agir.
L’IA rapproche les trois anomalies : même secteur, onze secondes d’écart. Elle propose un motif, leurre GNSS et brouillage avant une action, avec sa confiance. Le capitaine juge et le remonte à la brigade.
La brigade, sur le mur
Une donnée, deux grammaires.
Le mur de la brigade lit toute la manœuvre en symbologie OTAN, la langue commune des forces alliées. D’un geste, l’état-major français lit le matériel exact sous chaque symbole ami, en champ de texte : Leclerc, VBCI, Griffon, Caesar. Le symbole lui-même ne change jamais, la silhouette n’apparaît que dans la fiche détaillée, et l’ennemi reste générique tant que le renseignement n’a pas confirmé son type. Au-dessus de chaque piste ennemie, un segment par source ; l’information ancienne s’efface.
Le chef d’état-major trace l’ordre : axe du GTIA 2 vers l’objectif LION. Au même instant, l’officier de liaison allié lit la même situation en mode OTAN sur son propre écran.
Fil rouge
Un ordre descend, un accusé remonte.
Le même ordre traverse trois écrans. La brigade le trace sur le mur. Le capitaine le reçoit sur le laptop et le complète pour sa section au lieu de le recopier. La tablette du chef de section vibre, et une seule cible suffit pour accuser réception.
L’accusé remonte dans l’autre sens, et le mur montre qui a reçu, et quand, à chaque niveau. Du mur à la tablette, 47 secondes. Personne n’a eu à demander si c’était reçu.
Comment fonctionne l’interface
- 01Le danger se sent avant de se lire
- 02La machine propose, un humain décide
- 03Un ordre se lit d’un coup d’œil
- 04Chaque symbole dit d’où il vient
- 05Le signe est un outil
- 06Un sens par couleur
- 07La nuit est un mode, pas un thème
- 08Des cibles pour les gants
Deux fonds de carte
Relief tactique, ou carte couleur.


Matériel
VANTAGE Node. La fusion, dans un boîtier.
VANTAGE tourne sur les tablettes, laptops et écrans durcis que les unités ont déjà. Quand une unité n’a rien, le Node est la référence : un calculateur embarqué sans ventilateur, fixé dans le véhicule de commandement, qui fait tourner la fusion et l’IA en local, avec ou sans liaison.
La face supérieure est le dissipateur, et c’est le signe : 120 ailettes usinées rayonnent du centre comme les lignes de vue du logo. Une seule lumière, un anneau qui s’allume quand l’IA a une proposition en attente.






Logiciel
Chaque échelon garde sa propre copie de l’image.
Dégradé par conception
Chaque niveau garde une copie complète de sa propre image et continue seul quand la liaison tombe, comme dans SAND-7. Les messages attendent dans une file et partent au retour de la liaison. La symbologie OTAN est native ; le registre national se pose par-dessus comme une seconde grammaire, jamais comme une copie divergente des données.