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● Identité · Théâtre

Garance

Une identité de théâtre, cousue point par point. Identité de La Garance, scène nationale de Cavaillon. La garance est la plante dont la racine teint le tissu en rouge : chaque lettre est donc dessinée en points de couture.

Client
Projet d’école, ECV Aix-en-Provence
Rôle
Identité et motion
Subject
La Garance, Scène nationale de Cavaillon
With
Noémie Martin
Livrables
Lettrage, affiches à billets détachables, annonce sur les réseaux
Années
2016
Statut
Projet étudiant
Le mot garance dessiné en petits traits blancs sur rouge garance

Du nom au point de couture

  1. 01Le nom

    La garance est une plante dont la racine donne une teinture rouge pour le tissu. Le théâtre porte le nom d’une couleur qui appartient au textile.

  2. 02Le point

    L’identité est donc cousue. Chaque lettre est faite de traits courts aux extrémités rondes, comme la partie d’un fil qui apparaît sur le tissu.

  3. 03La couleur

    Un rouge, sur du blanc, et rien d’autre.

La règle

Trois règles, mesurées sur les dessins.

Sur le logo et les deux titres d’affiche, 174 traits partagent la même graisse et ne se touchent jamais. Presque tous suivent trois directions ; le v, le s et les accents en sortent.

Deux traits rouges épais à la suite, avec un espace entre eux, annotés dessus, dessous, dessus.
Une graisse, des extrémités rondes. Le fil se montre, puis se cache.
Trois traits blancs sur rouge, l’un vertical, les deux autres à trente degrés de part et d’autre de l’horizontale.
Vertical, et à trente degrés de part et d’autre de l’horizontale.
La lettre s construite en cinq traits séparés, les espaces entre eux entourés.
Un espace à chaque point de rencontre.
Vingt lettres dessinées en traits rouges, une par case d’une grille en pointillés.
Vingt lettres, dessinées au fil des titres qui les demandaient. C’est un lettrage, pas une police.

Affiches

Une affiche qui donne ses billets.

Chaque spectacle a son affiche. Son tiers inférieur est une planche de billets : le titre, la date et la compagnie, répétés seize fois, chacun détachable le long d’une ligne cousue.

Les informations se rangent dans deux types de cadres : des croix pour le quand, des flèches pour le quoi et le qui. Le caractère d’accompagnement est l’OCR-A, une police conçue pour être lue par les machines, en contrepoint d’un lettrage qui semble fait à la main.

Deux affiches côte à côte, chacune avec un grand titre en traits rouges, un bloc de date, une photo et deux rangées de billets en pied.
Le pied d’une affiche avec ses rangées de billets ; un billet a été détaché et repose à côté.
Le pied de l’affiche, un billet détaché.
Les deux billets sur fond rouge, chacun avec le titre du spectacle, sa date, son heure et la compagnie.
Les deux billets, tournés pour être lus.

En mouvement

L’annonce, cousue sous vos yeux.

Le brief demandait comment annoncer un spectacle sur les réseaux sociaux. Le titre arrive mot par mot, et chaque mot est fait des traits du précédent : ils tournent et glissent comme des aiguilles. La photo s’ouvre en bandes, la date et l’heure se mettent en place, puis les traits du titre se rassemblent en logo.

Le lettrage, les affiches et les billets datent de 2016, redessinés en vectoriel. L’animation a été refaite en 2026 avec les mêmes règles.

Brûlent nos cœurs insoumis. Quinze secondes en boucle, en 16:9, brodées sur toile.
Les règles du savoir vivre. Le même système avec un titre de cinq mots et une photo plus large.